Dans ta toile

Dans ta toile
L 'ARAIGNEE TISSE LA FRAGILE TOILE DE LA VERITE .

dimanche 13 novembre 2011

Tuyau universel

Petit tuyau....
               La véritable cible de la colère n'est pas l'autre mais soi même ; on s'en veut - inconsciemment - de ne pas savoir trouver les mots justes que l'autre a besoin d'entendre pour bien comprendre  - ce qu'on pense vraiment et ce qu'on ressent vraiment. Au lieu de ça on retient, on enfle, on gonfle (en disant : il me gonfle) non ; on gonfle tout seul ! on abcète (oui ! abcès dentaire ; se retenir...de mordre quelqu'un)...en vérité c'est une forme d’orgueil ; si je ne met pas en colère : on va m'aimer.

oh ! tendresse de l'enfance ; "sois gentil, sois poli, sois sage, ne dit pas ça n'écris pas ça ne peint pas ça fais caca comme ça.....pauvres instits ! pauvres petits profs ! ce sont eux qui en chient maintenant.

Mais bon, le but du blog est "écrire crier vociférer déposer dire dénoncer déblatterrrrrer ( se vider de ses blattes...hummmm)" aussi je n'entre pas dans les considérations thérapeutique ou autres, ce n'est pas un forum...p'tr un jour, pourquoi pas. Mais si vous cherchez des pistes, cliquez sur la toile d'araignée.
Tout de même, je n'ai pas pu me retenir de vous refiler ce Petit tuyau (source : le site RedSpy/colère.)

Dom

samedi 5 novembre 2011

Rose

......au fait ,  à propos du rose, la fameuse question Portez vous du rose ?...j'oubliais de t'en parler,...le matin, chaque matin après le café noir, je porte du rose. J'en porte a mon trou de balle. Papier hygiénique. De même, une fois par semaine, je désinfecte la cuvette des toilettes avec une éponge rose. Norme européenne oblige, éponge bleue pour la table, verte pour vaisselle et divers ménages,  rose pour les wc, c'est très appliquée dans certains pays. Invite un Allemand, ou un Hollandais à dîner et qu'il te voit essuyer ta table avec un chiffon ou une éponge rose, cela ne te coutera pas cher, dégouté il ne mangera rien. Moi, ce qui me dégoute, c'est que cette noble teinte, mélange de rouge sang et de blanche neige, attribuée traditionnellement aux petites filles soit reléguée  à la corvée de chiotte. Un peu de respect pour elles quoi ! Tiens ! je vais acheter une écharpe rose en cachemire, m'offrir ce luxe. je serais Rose du plaisir d'enrouler autour de mon coup comme un serpent cette douceur non conventionnelle pour un homme, et le premier qui rigole, je l'emmerde!    
  
Benoît Solier

jeudi 20 octobre 2011

R



Déjà ridicule en naissant, pourquoi devrais je m’en faire aujourd’hui du qu’en dira t on. Je suis né dans le rouge. En faisant gueuler et rager ma mère je lui ai déchiré le sexe, je suis né rouge. Nez rouge pervers. Coupable. Séisme congénital.
Ho ! Tu peux rouler des pelles à des vierges, tu ne rattraperas jamais ton acte néfaste de naissance. Roublard. Rustre. Opéra, toute ta putain de vie tu l’écriras opère en rat. Avec un T, pas un ^. Dieu soleil toi ? À la bonne heure ! À vrai dire roi ragnagna corrompu.
À  dire vrai c’est beau cette ruisselante source sans fin des R féminines. C’est beau quand on en sait le sens de renouveau - quand elle peut oublier le coté routinier, les lessives en plus, lessivée sans rien faire. "Colle toi au repos quand t’en en zone rouge et apprécie la beauté que tes R ne coulent pas par ta bouche. Ou pire, par tes yeux, pleurer des larmes de sang tous les mois, regard menstruel". La nature aurait pu être encore plus monstrueuse. Non, ta chatte, hygiéniquement absorbée, est bien à l’abri sous la Robe. Ou sous la jupe. Je préfère la jupe. La lettre R en mini jupe c’est tentant. Alléchant. Un accès aisé aux caresses, à l’amour, le cul à portée de la main. Une corruption pour les yeux mais…R en mini jupe je pense aussi ragnagnas et mini jupe ; confiture de mures et banana sexualité corrompue, pas de chance la salle de bains au lieu de la somnolence, la rage de la honte pervertie le plaisir consenti.
Et alors ? Je préfère ça ; l’amour en R, l’amour rouge, l’amour en règle, je préfère faire ça lorsque je vois en écoutant le flash des infos la robe avec en dedans le magistrat qui pourrit, le magistrat renégat qui corrompt le système, l’homme perfide à rayer du barreau, l’avocat véreux, marron, fourbe, l’avocat 5R.
S’il se donne justement, dans sa robe de rigueur autant de grands R, c’est que lui aussi se souvient du ridicule, se souvient de sa première lettre R. Rage. Rouge. Tous nés d’un sexe déchiré dans le hurlement des femmes. Redoutable viol à l’envers.
R : y revenir.
Cruelle beauté.      

                  Dom

        

lâcheté


Ça mitonne dans mon sang comme un ragoût
ça ne connaît pas d'apaisement
bon sang, la parole vraie ça compte non ? oui la vraie, celle forgée par le feu qui puise loin, fait souffrir et façonne jusqu'à la croûte, celle qui finit par nous relier à la terre et au ciel et nous rend plus humains, mais je ne peux pas lui expliquer ça, il ne comprendrait pas, au téléphone il ne parle que de choses sans importance : du temps qu'il fait ou fera, des amis venus au cours du week-end, des succès de ses enfants
et moi, je suis là et je tais ma colère

j'ai des raisons légitimes de lui en vouloir, ça oui (évidemment c'est très personnel, alors je ne sais pas si je dois)
en fait, je lui en veux parce qu'il n'a pas pris mon parti au moment où il le fallait, et maintenant il affirme qu'il a toujours eu confiance en moi, qu'à aucun moment il ne m'a imaginée coupable, il aurait dû prendre position face à celui ou celle qui m'accusait injustement — la chose était si dérisoire — et bien non, il ne l'a pas fait alors qu'il me connaît depuis toujours


une certaine forme de trahison

Y'en a qui sont lâches  
leurs mots se déforment et corrompent leurs visages, ils ne disent pas ce qu'ils pensent, ils ménagent la chèvre et le chou, en fait ils se cachent (en particulier les hommes), mais on ne peut pas vivre comme ça du matin au soir, et tout au long de l'année, il arrive forcément un moment où ça coince, et de plus en plus
des affaires qui ne peuvent pas s'arranger si on ne s'en occupe pas
avec un frère — ou une sœur — tout a commencé loin dans l'enfance, ce qui nous porte à croire qu'on est fait de la même trempe, mais c'est faux, le temps écoulé a construit des murs parallèles qui définissent des couloirs, des tunnels
tenez, lui : il vit classique avec femme et enfants, l'image même de l'équilibre que tout le monde envie — qui ne voudrait pas avoir des enfants aussi bien élevés, ah pour ça rien à dire, et si bien partis pour réussir  — eh bien moi j'ai beau faire, là-dedans je ne vois que du bluff
je lui en veux tellement de s'être égaré au point qu'il ne me connaît plus

j'ai bien peur que, mon frère et moi, on ne puisse jamais se dire la vérité, à cause des murs, à moins qu'on n'y perce des fenêtres à grands coups de hache…

lâcheté - ©Françoise Renaud, 2011

site offiel : www.francoiserenaud.com
Terrain Fragile, le blog de l’écrivain www.francoiserenaud.com/blog



lundi 17 octobre 2011

Armure

Écriture mon armure.

Mon art mure les murs de l’art.
Si je me murmure « mure », alors je mure.
Je mure les murs du bureau
le mur des barreaux des mots
le mur des maux bourreaux
jusqu’au mur de l’amour amer.

Dés que je mure je murmure
je murmure entre quatre murs
le sang sans sens s’emmure
le plafond des sens c’est la mort
voilà ce que je mesure mur après mur.

Si je veux la démesure alors mon art dé-mesure sans démesure.
Mon art démure
mon art abat les murs
abat le bureau trop mûr
à bas le mot sexe durs
ébats en mer d’amour
et l’amour mûr meurt
naît l’amour mère
sans armure
ni mur
juste
un
murmure
amour
art
A

mercredi 12 octobre 2011

Sans courbe

Coucou Dom, après lecture-découverte de tes textes sur le blog, je t'avais rédigé un commentaire mais ne connaissant pas bien les différents profils par lesquels publier ma réponse et dans l'attente de les maîtriser je te l'écris par mail ;

                Savoureuse lecture de ces textes-colères et....
...brusquement, saisie d'une envie folle de "flinguer", à boulets rouges, notre société 'incivile". Elle, qui construit avec une fébrile avidité, des bâtiments austères. Sans âme. Carrés ou rectangulaires. Des trucs de mecs déféminisés, sans courbes. Et ose encore y entasser étroitement au mètre carré des milliards d'euros et de dollars. Oui follement envahie d'une saine "ire" ! Vomir sur la logorrhée des gouvernants, qui promettent du bonheur en liasses et fustigent les sans-papiers, les sans-abris, les sans-travails les objecteurs de conscience et l'indignez-vous de Stéphane Hessel prend ici tout son sens !! Alors merci Dom pour ce lancement de missiles et puisse ce blog nous inspirer et nous tenir résistants !!!

Amitieusement.

    VDaï

vendredi 7 octobre 2011

Noêldorado

Les femmes noires, violées, portent le masque. Dessous grincent les dents. Elles auraient aimé rester vierges, vierges de dignité, pour les perles des bagues, pour les princes prophètes, pour l’homme Christ roi du piercing. Livide est le mur de la machine, les crânes noirs y font double tatouage ; femme mère, fille veuve.  Le fils dernier, à l’usine. 23 octobre avant JC, et déjà se profile la date ; 24 décembre 2011 il renait, le bébé à sa maman, un bébé a barbe, il ressemble à sa maman patrie ; pas une ride sur le voile de l’oubli, pas une ride sur le mur des folles machines, 2011 ans de couperose, 2011 ans de bagne, 2011 ans d’écriture avec le seul et même traitre mot ; travail.
Que ça dans l’oreille ; travail argent, deux pendentifs massifs qui bouclent l’oreille.
23 décembre avant JC, c’est ce soir, c’est ce noir, la nuque du monde se tend vers sa croix, son angle facial porte les yeux non sur la foi, sur le foie. Oie. Paupières farcies de bouffe et d’or fin.
        Elles marchent, elles marchent dans leur immense immobilité. Mon dieu elles font le tour du monde et le monde a cette même allure ; il fait le tour des femmes, ne les voit pas.
Les couleurs sont noires, le noir des orbites à l’heure de la prière sournoise aux banquiers de noël. Vestes blafardes sur jupes grimaces.  Des bas au teintes décrépites pour tenir les cannes au chaud, les cheveux tissés à un présent pervers séculaire immémorial funeste et sempiternel ; travail, tout au noir, rien aux femmes, maraudes privées de bijoux.
La pluie du plomb et des larmes des enfants du monde est leur seul vrai vêtement.
Les vils parapluies démocratiques protègent l’infâme des crachats, on les nomme secrets défense. De longs messieurs, noirs,  crânes sertis de beaux chapeaux, passent en limousines aux profils arrogants pour une visite du bout de l’arcade à leurs usines métal et poudre. Foudre. Foutre.
Et lorsque le feu s’éteint les jeunes mères en noir, mains atrophiées cachées dans les poches, rêvent d’un chemin musical ou JC n’aurait vraiment pas d’âge, elles rêvent d’une symphonie qui leur tord la bouche et de leur portrait sous l’ombre noire du masque on perçoit dans leur face un frémissement, on devine plutôt, un tremblement du menton, sous les voiles noirs serpentent des nids de reptiles qui étouffent les gorges. Et sous les jupes horrifiées se taisent les lèvres.
Au front pâle du mur de la machine d’acier une ardente cheminée bande sa fumerole de mort pour l’honneur et la gloire des présidents du monde à l’œil glacial et aux sourires commissionnés. Les présidents font un collier de mort au monde et les femmes en noir enténèbrent les sourcils du ciel.
JC, si tu viens vraiment demain 24 décembre 2011 dans les berceaux du monde, crève toi les yeux avant.

Dom